Ce qui a changé en 2026
- La prime à l’autoconsommation est supprimée pour les nouvelles demandes, par l’arrêté du 1er juin 2026 publié au Journal officiel du 4 juin.
- Le tarif d’achat du surplus pour les installations jusqu’à 9 kWc est ramené à 1,1 centime d’euro par kWh hors taxes, indexé de 2 % par an, et plafonné à 1 600 heures de production par kWc installé.
- La TVA à 5,5 % s’applique en revanche depuis le 1er octobre 2025 à la fourniture et à la pose des installations jusqu’à 9 kWc, sous conditions techniques (bilan carbone des modules, pilotage de l’énergie). Au-delà de 9 kWc, le taux reste à 20 %.
La conséquence est simple : revendre ne rapporte presque plus rien. Un kilowattheure consommé chez vous vaut le prix que vous ne payez pas à votre fournisseur, soit environ vingt fois le tarif de revente.
Le calcul, étape par étape
- La production attendue. Comptez de 1 000 à 1 500 kWh par an et par kWc installé selon la région, l’orientation et l’inclinaison.
- Le taux d’autoconsommation. C’est la part de cette production que vous consommez au moment où elle est produite. Sans pilotage ni stockage, il se situe souvent entre 30 et 50 %.
- L’économie annuelle. Production × taux d’autoconsommation × prix de votre kWh, auquel s’ajoute le surplus vendu à 1,1 c€.
- Le temps de retour. Coût TTC de l’installation divisé par cette économie annuelle.
Exemple indicatif pour 3 kWc produisant 1 250 kWh/kWc, avec 45 % d’autoconsommation et un kWh à 0,20 € : 3 750 kWh produits, dont 1 690 kWh consommés sur place, soit environ 338 € d’économies, plus 23 € de surplus vendu. Total : environ 360 € par an. Ce chiffre varie fortement selon votre profil de consommation et le prix de l’électricité ; il ne remplace pas une étude.
Augmenter la part que vous consommez vous-même
- Décaler les usages en journée : ballon d’eau chaude, lave-linge, lave-vaisselle, recharge du véhicule électrique.
- Piloter les équipements selon la production, ce que la TVA réduite impose d’ailleurs pour les installations jusqu’à 9 kWc.
- Stocker, avec une batterie physique ou une offre de stockage virtuel.
Le stockage virtuel, sans illusions
Le stockage virtuel n’est pas un équipement mais un mécanisme contractuel : votre surplus est injecté sur le réseau et crédité en kilowattheures sur un compte, que vous récupérez plus tard. L’énergie ne vous est pas revendue, mais l’acheminement, les taxes et l’abonnement au service restent dus sur l’énergie restituée.
Avant de signer, vérifiez quatre points : la durée de validité des kilowattheures crédités (certains contrats les purgent périodiquement), les frais d’entrée et l’abonnement, la solidité financière du fournisseur, et l’incompatibilité avec un contrat d’obligation d’achat en cours. L’ADEME invite à lire ces contrats en détail, et le médiateur national de l’énergie a alerté sur la fragilité financière de certains acteurs du secteur.
Aucune offre ne permet d’atteindre 100 % d’autoconsommation : méfiez-vous de cette promesse. L’objectif réaliste est d’atteindre la part la plus élevée possible pour votre logement, et de la chiffrer avant de signer.
Ce qu’il faut retenir
- Prime à l’autoconsommation supprimée depuis juin 2026 pour les nouvelles demandes.
- Surplus racheté 1,1 c€/kWh : la revente n’est plus un argument de rentabilité.
- TVA à 5,5 % maintenue jusqu’à 9 kWc, sous conditions techniques.
- La rentabilité se joue sur le taux d’autoconsommation, donc sur le dimensionnement.
- Stockage virtuel : l’énergie restituée reste soumise à l’acheminement, aux taxes et à un abonnement.
SourcesArrêté du 1er juin 2026 (tarifs d’achat) — Légifrance — legifrance.gouv.frTVA 5,5 % sur le photovoltaïque — Légifrance — legifrance.gouv.frPanneaux solaires : vos droits — economie.gouv.fr — economie.gouv.frArticle informatif, à jour au 1er octobre 2026. Les barèmes et les règles évoluent : votre situation est vérifiée lors de l’étude gratuite.